Changement de nom Janecki à Janetzky  

Armoiries

 

JANETZKY               JANECKI

Dieses Wappen führt in blauem Grunde einen Regenbogen oben begleitet von zwei,
unten von einem goldenen Stern. Der Rand des Schildes ist ebenfalls golden. Die
Wappendecke ist blau mit Silber schraffiert und schwarz abgesetzt,
beziehungsweise eingefasst. Der Helm ist silbern mit roter Unterlage, aufweicher die Visierknöpfe golden sind. Das gespaltene Rad ist gel(b)braun mit schwarzen, scharfen Streifen eingefasst und schattiert. Das Originalwappen hat die Größe eines Dreimarkstückes. Von dem gespaltenen Rad erzählt eine Chronik, dass als einmal ein König fliehen musste, alle Ritter bei ihm waren. Unterwegs jedoch brach ein Rad der Königsdroschke. Da verließen alle Ritter ihren Herrn und flohen alleine weiter. Nur unser Ahne, dieser „Janecki" blieb bei ihm. Seitdem durfte er ein gespaltenes Rad in seinem Wappen führen.




Ces armoiries comportent un arc-en-ciel sur fond bleu, accompagné dans la partie supérieure de deux, dans la partie inférieure d'une étoile dorée. La bordure de l'écusson est également dorée. Les couvertures des armoiries sont bleues,
hachurées d'argent et avec des contours noirs. Le casque est argenté sur fond rouge, les boutons de la visière étant dorés. La roue fendue est colorée en jaune brunâtre, hachurée, avec des contours noirs précis. Elle est ombrée.
Une chronique fait état de la roue fendue : Lorsqu'un roi, un jour, dut prendre la fuite, tous les chevaliers l'accompagnaient. En route, une roue de la calèche royale se fendit.  Alors tous les chevaliers poursuivirent leur fuite sans le roi. Seul notre aïeul, ce « Janecki », resta auprès de lui. Depuis lors, il était autorisé à porter la roue fendue dans ses armoiries.

 



  

Livre d'or de la résistance Belge

Voir page 203, motif d'arrété Royal par rapport au changement de nom de famille.

 

Luc Janetzky - une peinture aux racines européennes

Parmi ses ancêtres paternels, belges, se trouvent des marins, ce qui explique peut-être en partie la soif d’espace qui guida les pas du peintre Luc Janetzky vers plusieurs pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis, avant de le faire revenir en Europe.

On retrouve le même goût du mouvement dans l’autre partie de la famille, les Janetzky, originaires de Pologne. Le grand-père de Luc, Heinrich Janetzky, vit le jour au début des années 1880 à Racibórz, en Haute-Silésie, alors sur le territoire de l’Empire allemand. Il fit des études d’ingénieur et se spécialisa dans la conception de grues. L’armée allemande ayant besoin d’hommes possédant ce type de connaissances, il fut enrôlé au début de la guerre à Duisbourg. Auparavant, il avait épousé Kätchen Petry. De cette union naîtra en mai 1914 Irene Janetzky, la mère de Luc. Dès les premiers jours de la guerre, sur le front de la Meuse, un obus mit fin prématurément à la vie d’Heinrich.

La suite de l’histoire des Janetzky ne fut pas non plus un long fleuve tranquille. Kätchen Petry, la grand-mère de Luc, épousa en secondes noces Bernhard Willems, professeur du secondaire originaire d’Elsenborn (ville alors prussienne), qui enseigna à Trèves puis à Malmedy. Petit de corps mais non d’esprit, il parvint à échapper à la mobilisation. Lorsque, en 1919, le Traité de Versailles décida du rattachement des arrondissements d’Eupen et de Malmedy à la Belgique, il opta pour la nationalité belge. Bernhard Willems, qui publia de nombreux ouvrages sur l’histoire régionale, était, tant par sa grande clairvoyance que par son ouverture d’esprit sur le monde, un authentique régionaliste, bien avant que l’engagement pour les intérêts régionaux ne devienne un phénomène de mode. Il s’occupa par-dessus tout, avec une attention touchante, de l’éducation de sa belle-fille Irene, à laquelle il permit d’étudier les langues à l’étranger, notamment en Angleterre et en Italie, pratique beaucoup moins commune à l’époque qu’aujourd’hui. Irene Janetzky épousa un officier du nom de Vanhaeverbeke, dont le père avait servi comme soldat pendant la Première Guerre mondiale, et donna naissance à deux fils, dont Luc. Après la séparation de sa mère d’avec son mari, Luc décida de prendre le nom de Janetzky. Un arrêté royal officialisa ce changement de nom en 1963. De sa mère, Luc a hérité une grande sensibilité, mais aussi le tact et la ténacité qui caractérisaient Irene Janetzky, fondatrice en 1945 des émissions germanophones de la radio belge.

En choisissant le nom de sa mère, Luc affirma sa préférence pour son héritage polonais. L’histoire de la famille ne dit-elle pas qu’un Janetzky protégea un jour, au péril de sa vie, le roi de Pologne assailli par des brigands, après qu’une roue de la calèche royale s’était brisée et que tous les autres chevaliers avaient pris la fuite ? Pour le remercier, le roi l’anoblit et autorisa son sauveur à faire figurer dans ses armoiries la roue fendue.

Toute cette mémoire familiale vibre au travers de la personnalité de Luc Janetzky. L’héritage européen, les influences de différents pays, l’ouverture d’esprit et l’imagination, la fidélité, le courage et la résistance à la trahison, mais aussi la volonté de perfection jalonnent son parcours d’homme et d’artiste. Est-il une image plus représentative des valeurs auxquelles aspire le peintre, en dépit de toutes les vicissitudes de la vie, que cette roue fendue figurant dans les armoiries des Janetzky ? Les cosmogonies de Luc Janetzky, qui reflètent avec justesse la coexistence de la science et de la mythologie, mettent en lumière une autre facette de sa vocation d’artiste. Et ses œuvres intemporelles confèrent à toutes les considérations freudiennes une valeur universellement humaine.

 

 

Luc Janetzky – ein Maler mit europäischen Wurzeln

In der väterlichen - belgischen - Linie der Vorfahren findet man Matrosen. Dies erklärt möglicherweise zum Teil die Unruhe, die den Maler Luc Janetzky in mehrere europäische Länder, in die USA und dann wieder nach Europa zurück trieb.

Bewegung brachte auch der andere Teil der Familie - die ursprünglich aus dem Polnischen stammenden Janetzkys - mit. Lucs Großvater, Heinrich Janetzky, wurde zu Beginn der achtziger Jahre des 19. Jahrhunderts in Ratibor (heute Racibórz)/Schlesien geboren, das damals zum Deutschen Reich gehörte. Er studierte Maschinenbau und spezialisierte sich in der Konzeption von Kränen. Leute wie ihn brauchte das deutsche Heer, das ihn bei Kriegsbeginn 1914 in Duisburg einzog. Zuvor hatte er Kätchen Petry, die junge Bauerntochter von einem Hof in Budenbach im Hunsrück, geheiratet. Aus dieser Verbindung wurde im Mai 1914 Irene Janetzky, Lucs Mutter, geboren. Eine Granate löschte bereits in den ersten Kriegstagen das Leben Heinrichs an der Maasfront aus.

 Spannungen begleiteten die Janetzkys auch in ihrer weiteren Familiengeschichte. Lucs Großmutter Petry heiratete in zweiter Ehe den aus (dem damals preußischen) Eisenborn stammenden Gymnasiallehrer Dr. Bernhard Willems, der in Trier, später in Malmedy tätig war. Klein von Gestalt, aber nicht von Geist, entging er der Mobilisierung, blieb in dem ruhigen Städtchen und optierte 1919 im Anschluss an den Versailler Vertrag, durch den die Kreise Eupen und Malmedy als Ostkantone zu Belgien geschlagen wurden, für die belgische Staatsangehörigkeit. Willems, der später zahlreiche Werke zur Regionalgeschichte veröffentlichte, war bei großer Weitsicht und internationaler Aufgeschlossenheit zugleich ein echter Regionalist, noch ehe es chic und modern wurde, sich für regionale Belange einzusetzen. Vor allem kümmerte er sich rührend um die Erziehung seiner Stieftochter Irene und ließ sie - beispielsweise in England und Italien - Sprachen studieren, was damals weniger selbstverständlich war als heute. Irene Janetzky heiratete einen Offizier namens Vanhaeverbeke, dessen Vater im Ersten Weltkrieg als Soldat gedient hatte, und zeugte mit ihm zwei Söhne, von denen Luc sich nach der Trennung der Mutter von ihrem Mann sich für den Namen Janetzky entschied. Dieser wurde ihm 1963 durch Königlichen Erlass zugesprochen. Von seiner Mutter Irene erbte Luc eine große Sensibilität, zugleich aber auch jenen Takt und jenes Durchsetzungsvermögen, die seit 1945 ihre Tätigkeit als Gründerin der Sendungen in deutscher Sprache des Belgischen Rundfunks kennzeichneten.

Mit der Entscheidung für den Namen der Mutter betonte Luc seine Vorliebe für das polnische Erbe in seinem Wesen. Sagt doch die Familiengeschichte aus, dass einst ein Janetzky den von Räubern überfallenen polnischen König unter Einsatz seines Lebens geschützt habe, nachdem ein Rad der fürstlichen Droschke gebrochen und alle anderen Begleiter geflohen seien. Zum Dank wurde er geadelt und durfte das zerbrochene Rad in seinem Wappen führen.

 All das schwingt mit im persönlichen und künstlerischen Lebenslauf Luc Janetzkys : das europäische Erbe, die Einflüsse aus verschiedenen Ländern, Aufgeschlossenheit und Phantasie, Treue, Widerstand gegen den Verrat und Mut, aber auch der Wille zur Perfektion. Kann es ein adäquateres Bild für das Streben des Malers nach vollkommener Schönheit trotz aller Widerwärtigkeiten des Lebens geben als eben dieses zerbrochene Rad im Wappen der Janetzkys? Die Kosmogonien Luc Janetzkys, die das Nebeneinanderbestehen von Wissenschaft und Mythologie so treffend widerspiegeln, machen einen weiteren Aspekt seiner Berufung als Künstler deutlich. Und seine zeitlosen Werke gewähren allen freudianischen Betrachtungen einen allgemeingültig menschlichen Wert.
 

 

 

Arrêté royal
Tirlemont 1968

Royal decree
Tienen 1968